Glossaire du gamelan balinais

Du gong grave aux frappes entrelacées des gangsa, le vocabulaire du gamelan balinais décrit des sons, des gestes et des formes collectives. Ce glossaire rassemble aussi des termes de musiques du monde où plusieurs interprètes construisent une ligne commune.

A

accordage Théorie
Réglage des hauteurs des lames et des gongs d’un gamelan. Les artisans ajustent les instruments pour former un ensemble cohérent, souvent accordé par paires, dont les sons produisent l’ombak. Voir le terme
akadinda Ailleurs dans le monde
Grand xylophone associé à la musique de cour du Buganda, joué par plusieurs musiciens selon des parties complémentaires. Comme l’amadinda, il produit des lignes imbriquées que nul interprète ne joue seul. Voir le terme
amadinda Ailleurs dans le monde
Xylophone traditionnel du Buganda, en Ouganda, joué par plusieurs musiciens qui entrelacent leurs motifs. Leurs parties se croisent pour faire entendre une mélodie composée par le jeu collectif. Voir le terme
angsel Théorie
Coupure ou accent marqué dans la musique balinaise, souvent coordonné avec un geste de danse. L’angsel interrompt brièvement le flux, puis relance l’ensemble au moment convenu. Voir le terme
arca Ailleurs dans le monde
Rangée complémentaire de l’ira dans le jeu collectif du siku. Le musicien qui la joue prend en charge les notes laissées par l’autre partie, créant une mélodie par alternance. Voir le terme

B

bale banjar Gamelan
Pavillon communautaire du banjar, utilisé pour les réunions, les répétitions et diverses activités collectives. Il offre un lieu de rassemblement aux habitants et aux groupes de musiciens du quartier. Voir le terme
banjar Gamelan
Communauté locale organisée à Bali, qui coordonne des activités collectives et cérémonielles. Un banjar dispose souvent d’espaces communs et accueille des groupes de pratique artistique, dont des sekaa de gamelan. Voir le terme
bebende Gamelan
Gong balinais à surface relativement plate, présent dans certains ensembles. Sa frappe ajoute une ponctuation au réseau des gongs et son timbre se distingue de celui des gongs bosselés ou du gong ageng. Voir le terme
beleganjur Gamelan
Gamelan balinais de procession, joué en marchant. Il réunit notamment des gongs, des tambours et des ceng-ceng, dont les accents soutiennent le déplacement et donnent à la musique son énergie rythmique. Voir le terme
bonang Ailleurs dans le monde
Instrument du gamelan javanais composé de petits gongs bosselés disposés sur des cordes au-dessus d’un support. Le musicien les frappe avec des maillets pour jouer des motifs mélodiques et rythmiques. Voir le terme
bronze Gamelan
Alliage utilisé pour fabriquer de nombreux gongs et métallophones du gamelan balinais. Les artisans le fondent, le martèlent et accordent les instruments, dont les dimensions et les finitions influent sur le timbre. Voir le terme

C

calung Gamelan
Nom donné au jublag dans certains ensembles et usages. Ce métallophone grave reprend les repères de la mélodie à un rythme plus lent que les instruments aigus, ce qui en rend la structure perceptible. Voir le terme
ceng-ceng Gamelan
Cymbales balinaises qui produisent des accents brillants et des rythmes serrés. Elles existent sous plusieurs formes, des petites cymbales montées sur support aux grandes paires jouées à la main dans les ensembles de procession. Voir le terme
ceng-ceng kopyak Gamelan
Grandes cymbales jouées en paire, notamment dans le beleganjur. Les musiciens les font s’entrechoquer pour marquer les accents et soutenir une musique conçue pour accompagner le déplacement d’un groupe. Voir le terme
ceng-ceng ricik Gamelan
Ensemble de petites cymbales fixées sur un support et frappées avec une paire de cymbales mobiles. Dans le gong kebyar, leur son métallique rapide ajoute des accents et une pulsation aux autres instruments. Voir le terme
couche mélodique Théorie
Ligne musicale qui constitue l’un des niveaux d’une texture de gamelan. La mélodie de base, ses versions ornées et les motifs rapides se superposent tout en suivant des repères communs. Voir le terme
cycle de gong Théorie
Organisation du temps musical balinais entre deux retours du gong ageng. Les gongs de différentes tailles ponctuent ses subdivisions, tandis que les autres instruments déploient leurs lignes à des vitesses différentes. Voir le terme
cycle rythmique Théorie
Séquence de pulsations qui se répète et structure une pièce musicale. Dans le gamelan balinais, les frappes des gongs indiquent les retours et les divisions du cycle, tandis que les motifs se déploient entre ces repères. Voir le terme

D

dang Théorie
Syllabe utilisée pour désigner un ton dans la musique balinaise. Elle aide à nommer les notes d’un motif ou d’une pièce, tandis que sa hauteur réelle dépend de l’accordage et du mode pratiqué par l’ensemble. Voir le terme
danse balinaise Gamelan
Pratique scénique et rituelle où gestes, musique et récit sont étroitement coordonnés. Le gamelan accompagne les mouvements des danseurs et répond à leurs accents par des changements ou des angsel. Voir le terme
deng Théorie
Syllabe qui nomme un ton dans la pratique musicale balinaise. Sa hauteur relative se comprend à l’intérieur d’un accordage et d’une organisation modale donnés, et non comme une note identique d’un gamelan à l’autre. Voir le terme
ding Théorie
Nom traditionnel d’un ton dans le vocabulaire musical balinais. Il ne désigne pas une hauteur fixe pour tous les gamelans : sa hauteur concrète dépend de l’accordage et de l’organisation des tons de l’ensemble. Voir le terme
dong Théorie
Nom d’un ton dans le système de syllabes employé pour parler des hauteurs du gamelan balinais. Comme les autres noms de tons, dong prend sa place dans l’accordage de l’ensemble plutôt que dans une échelle universelle. Voir le terme
dung Théorie
Nom traditionnel d’un ton dans le vocabulaire musical balinais. Ces syllabes servent à mémoriser ou à transmettre des motifs, mais leur hauteur concrète dépend de l’accordage propre à chaque ensemble. Voir le terme

F

frappe d’étouffement Gamelan
Geste où une main frappe une lame de gangsa tandis que l’autre étouffe la lame précédente. Cette coordination limite le chevauchement des sons et permet de façonner nettement les motifs rapides. Voir le terme

G

gambuh Gamelan
Forme ancienne de théâtre dansé balinais, accompagnée par un ensemble où figurent notamment le suling et le rebab. Le gambuh associe musique, parole, danse et récit dans des représentations de longue durée. Voir le terme
gamelan Gamelan
Ensemble musical indonésien réunissant des gongs, des métallophones, des tambours et d’autres instruments. Chaque gamelan possède son propre accordage et transmet souvent son répertoire par l’écoute, l’observation et la pratique collective. Voir le terme
gamelan angklung Gamelan
Ensemble balinais accordé sur quatre tons, joué notamment lors de cérémonies et de cortèges. Ses métallophones et ses gongs structurent la mélodie et le cycle musical. Voir le terme
gamelan balinais Gamelan
Ensemble de Bali où gongs, métallophones, tambours, cymbales et flûtes se combinent en couches complémentaires. Ses instruments sont souvent accordés par paires, et sa musique accompagne cérémonies, spectacles et activités collectives. Voir le terme
gamelan javanais Ailleurs dans le monde
Ensemble musical de Java, distinct des gamelans balinais par ses instruments, ses accordages et ses esthétiques. Le bonang et le saron comptent parmi les instruments qui peuvent jouer des motifs en imbal. Voir le terme
gangsa Gamelan
Métallophone balinais composé de lames de bronze suspendues au-dessus de résonateurs. Le musicien frappe une lame avec un panggul et étouffe souvent la précédente de l’autre main pour produire des notes nettes. Voir le terme
gender wayang Gamelan
Ensemble balinais généralement constitué de quatre métallophones, qui accompagne notamment le théâtre d’ombres. Les musiciens y jouent des lignes rapides et imbriquées, avec une coordination précise des mains et des étouffements. Voir le terme
gilak Théorie
Forme cyclique balinaise fondée sur un motif répété et une ponctuation régulière des gongs. Son organisation permet aux musiciens de retrouver les points d’appui au fil des reprises. Voir le terme
gong ageng Gamelan
Grand gong suspendu qui marque souvent la fin d’un cycle musical. Sa résonance profonde donne un repère majeur aux musiciens et aux auditeurs en séparant les retours successifs de la structure. Voir le terme
gong gede Gamelan
Grand ensemble cérémoniel balinais réunissant de nombreux musiciens autour de métallophones, de gongs et du trompong. Son répertoire déploie des lignes amples et une ponctuation sonore marquée. Voir le terme
gong kebyar Gamelan
Ensemble balinais au jeu vif et contrasté, dont les instruments permettent des changements brusques de nuance et de tempo. Né dans le nord de Bali vers 1915, il est devenu l’une des formations les plus connues de l’île. Voir le terme
gongan Théorie
Cycle musical délimité par le retour du gong ageng. À l’intérieur d’un gongan, les frappes des gongs et les lignes mélodiques organisent des subdivisions qui donnent aux musiciens des repères communs. Voir le terme

H

hoquet Ailleurs dans le monde
Technique musicale où une mélodie est répartie entre plusieurs voix ou instruments. Chacun produit une partie des notes et laisse des silences entre ses interventions ; le relais fait entendre une ligne que personne ne joue seul. Voir le terme
hoquet médiéval Ailleurs dans le monde
Technique de composition du Moyen Âge qui distribue les notes d’une mélodie entre plusieurs voix, avec des silences alternés. Le Hoquetus David de Guillaume de Machaut est un exemple célèbre de cette écriture. Voir le terme

I

imbal Ailleurs dans le monde
Technique d’alternance entre instruments dans le gamelan javanais. Deux musiciens se répartissent les frappes d’un motif pour obtenir une ligne plus rapide ou plus dense, dans une esthétique distincte de celle du kotekan balinais. Voir le terme
ira Ailleurs dans le monde
L’une des deux rangées complémentaires de flûtes dans un ensemble de siku. Elle est jouée en alternance avec l’arca ; les musiciens assemblent leurs notes pour produire une ligne mélodique complète. Voir le terme

J

jegog Gamelan
Ensemble de l’ouest de Bali construit autour de grands xylophones de bambou. Les lames graves produisent un son puissant, et les musiciens jouent des motifs entrelacés lors de joutes collectives. Voir le terme
jegogan Gamelan
Métallophone grave du gamelan balinais, dont les grandes lames donnent des notes profondes et espacées. Il souligne des points importants de la mélodie et aide à en suivre l’architecture. Voir le terme
joged bumbung Gamelan
Danse sociale balinaise accompagnée par des xylophones de bambou, des flûtes et des percussions. Une danseuse invite une personne du public à entrer dans la danse au fil de la musique. Voir le terme
jublag Gamelan
Métallophone de registre grave, aussi appelé calung, qui joue une version espacée de la ligne mélodique. Il relie les notes profondes du jegogan aux lignes plus mobiles des instruments aigus. Voir le terme

K

kajar Gamelan
Petit gong balinais dont les frappes régulières rendent la pulsation audible. Le kajar aide les musiciens à se repérer dans le cycle, tandis que les autres gongs soulignent des divisions plus larges. Voir le terme
kantilan Gamelan
Gangsa de registre aigu, parmi les principaux métallophones du gong kebyar. Ses notes claires portent souvent des motifs rapides du kotekan en dialogue avec les pemade et les autres instruments de l’ensemble. Voir le terme
kebyar Gamelan
Style musical balinais associé aux contrastes soudains, aux éclats sonores et aux passages virtuoses. Le mot évoque aussi une émergence brusque, comme l’ouverture éclatante de nombreuses pièces du gong kebyar. Voir le terme
kecak Gamelan
Spectacle balinais où un chœur tisse une trame vocale avec des syllabes répétées, sans accompagnement instrumental. Les voix scandent un récit lié au Ramayana et répondent aux appels des solistes. Voir le terme
kemong (ou klentong) Gamelan
Petit gong suspendu, aussi nommé klentong, qui ponctue certaines divisions du cycle. Sa frappe claire se distingue du son plus profond du gong ageng et complète les repères donnés par les autres gongs. Voir le terme
kempli Gamelan
Petit gong suspendu qui marque régulièrement la pulsation dans plusieurs ensembles balinais. Son son bref sert de repère aux musiciens au milieu des lignes mélodiques et des motifs rapides. Voir le terme
kempur Gamelan
Gong suspendu de taille moyenne qui ponctue le cycle musical entre certaines interventions du gong ageng. Son timbre et sa place dans la pièce aident à entendre les subdivisions du temps. Voir le terme
kempyung Théorie
Intervalle entre deux tons du gamelan balinais, souvent mis en valeur par des frappes simultanées. Dans le kotekan empat, ce jeu de notes conjointes contraste avec les notes qui s’enchaînent en alternance. Voir le terme
kendang Gamelan
Tambour balinais à deux peaux, joué avec les mains. Le kendang marque les accents, guide les transitions et dialogue avec les autres musiciens, ainsi qu’avec les danseurs dans les pièces de scène. Voir le terme
kendang lanang Gamelan
Tambour appelé lanang, généralement plus aigu que le kendang wadon auquel il est associé. Les deux tambours dialoguent et leurs signaux aident à coordonner les changements rythmiques de l’ensemble. Voir le terme
kendang wadon Gamelan
Tambour appelé wadon, généralement plus grave que le kendang lanang. Joué en paire avec lui, il participe au dialogue rythmique qui précise les accents et annonce les transitions du gamelan. Voir le terme
klentong Gamelan
Nom alternatif du kemong, petit gong suspendu du gamelan balinais. Il intervient à des points déterminés de la pièce et contribue, avec les autres gongs, à rendre le cycle musical audible. Voir le terme
kotekan Kotekan
Technique d’imbrication où deux musiciens jouent des parties complémentaires, le polos et le sangsih. Leurs frappes alternées ou simultanées font entendre une ligne rapide que ni l’un ni l’autre ne joue seul. Voir le terme
kotekan empat Kotekan
Forme de kotekan qui répartit quatre tons entre deux parties imbriquées. Certaines notes sont frappées ensemble pour faire ressortir le kempyung, tandis que les autres dessinent le mouvement rapide. Voir le terme
kotekan telu Kotekan
Forme de kotekan organisée autour de trois tons voisins. Les deux parties se partagent les notes et s’appuient sur un ton pivot commun, créant une ligne mobile à partir d’un matériau réduit. Voir le terme
kushaura Ailleurs dans le monde
Partie de mbira qui porte généralement le motif directeur dans un jeu à plusieurs instruments. Elle s’articule avec le kutsinhira, dont les réponses et les décalages enrichissent le cycle musical. Voir le terme
kutsinhira Ailleurs dans le monde
Partie complémentaire du kushaura dans la musique de mbira. Jouée en dialogue avec le motif directeur, elle densifie le cycle et fait apparaître de nouvelles relations entre les notes. Voir le terme

M

mbira Ailleurs dans le monde
Instrument à lamelles métalliques joué notamment par des musiciens shona du Zimbabwe. Ses motifs cycliques accompagnent chants et cérémonies ; plusieurs parties peuvent dialoguer et s’entrelacer. Voir le terme
musique de procession Gamelan
Musique jouée pour accompagner un déplacement collectif. À Bali, le beleganjur réunit des gongs, des tambours et des cymbales dont les accents et les pulsations s’entendent en mouvement. Voir le terme

N

ngayah Gamelan
Service collectif accompli bénévolement dans le cadre de la vie communautaire ou religieuse à Bali. Des musiciens peuvent jouer dans cet esprit lors de cérémonies, en contribuant au travail commun plutôt qu’à une prestation rémunérée. Voir le terme
norot Kotekan
Figure de kotekan qui fait alterner deux tons voisins pour créer un scintillement sonore. Le motif anticipe ensuite un changement de la mélodie et rejoint une note d’appui sur le temps fort. Voir le terme
notation balinaise Théorie
Procédés d’écriture servant à garder une trace de pièces et de motifs balinais. Les chiffres et les signes facilitent la mémorisation, mais la notation ne remplace pas l’apprentissage oral et collectif. Voir le terme
nyog cag Kotekan
Figure de kotekan fondée sur l’alternance des notes entre le polos et le sangsih. Chaque musicien joue une note sur deux ; leur relais produit une ligne rapide et régulière. Voir le terme

O

odalan Gamelan
Cérémonie qui marque l’anniversaire rituel d’un temple balinais. Elle rassemble des habitants autour d’offrandes, de prières et de spectacles, parmi lesquels le gamelan tient souvent une place importante. Voir le terme
ombak Théorie
Battement sonore produit par deux instruments accordés à des hauteurs légèrement différentes. Leurs sons se superposent et créent une pulsation perceptible, caractéristique de l’accordage de nombreux gamelans balinais. Voir le terme

P

pande Gamelan
Terme désignant à Bali des artisans du métal, dont certains fabriquent ou réparent des instruments. La fabrication d’un gamelan comprend plusieurs opérations, notamment le travail du bronze, le martelage et l’accordage. Voir le terme
panggul Gamelan
Baguette ou mailloche utilisée pour frapper les lames et les gongs du gamelan. Sa forme et sa matière varient selon l’instrument, et le musicien contrôle précisément la force de frappe et la résonance. Voir le terme
patutan Théorie
Organisation des tons et de leurs relations mélodiques dans le gamelan balinais. Le patutan donne une couleur à la musique en déterminant les hauteurs mobilisées, sans correspondre simplement à une gamme occidentale. Voir le terme
pelog Théorie
Système d’accordage indonésien associé à un ensemble de sept tons, dont les pièces utilisent souvent des sous-ensembles. À Bali, chaque gamelan possède des hauteurs et des intervalles qui lui sont propres. Voir le terme
pemade Gamelan
Gangsa de registre aigu dans le gong kebyar, plus grave que le kantilan. Plusieurs musiciens jouent des parties qui s’imbriquent avec celles des autres gangsa, en étouffant rapidement les lames pour maîtriser leur résonance. Voir le terme
pengisep Théorie
Instrument d’une paire accordée en ombak, réglé plus haut que le pengumbang. Jouées ensemble, les deux parties font entendre un battement qui enrichit le timbre du gamelan. Voir le terme
pengumbang Théorie
Instrument d’une paire accordée en ombak, réglé plus bas que le pengisep. Le léger écart entre les deux hauteurs crée un battement lorsque les instruments jouent ensemble. Voir le terme
penyacah Gamelan
Métallophone qui joue une ligne plus mobile que celle du jublag, tout en restant liée à la mélodie de base. Ses notes relient les repères graves aux motifs plus denses des gangsa. Voir le terme
pokok Théorie
Mélodie de base qui sert de repère aux autres parties du gamelan. Les instruments graves en donnent une version espacée, tandis que les instruments aigus et le kotekan en développent des motifs plus denses. Voir le terme
polos Kotekan
Partie d’un kotekan qui s’imbrique avec le sangsih. Sa place dans le motif dépend de la figure jouée ; le musicien coordonne ses frappes avec celles de son partenaire pour former une ligne continue. Voir le terme
polyphonie stratifiée Théorie
Organisation musicale où plusieurs couches avancent à des vitesses différentes tout en partageant des repères structurels. Dans le gamelan, mélodie de base, motifs rapides et gongs forment ainsi une texture commune. Voir le terme
pura Gamelan
Temple hindou balinais, composé d’espaces et de sanctuaires consacrés à différentes divinités ou fonctions rituelles. Des cérémonies s’y déroulent au fil de l’année, souvent accompagnées de musique et de danse. Voir le terme

R

Ramayana Gamelan
Épopée indienne dont les épisodes inspirent des récits, des danses et des spectacles dans plusieurs régions d’Asie du Sud et du Sud-Est. À Bali, le kecak met en scène des épisodes de cette histoire. Voir le terme
rebab Gamelan
Vièle à deux cordes frottées avec un archet. Dans le gamelan, le rebab peut orner la mélodie et relier les phrases instrumentales par une ligne souple, au timbre distinct de celui des gongs et des métallophones. Voir le terme
registre Théorie
Zone de hauteurs occupée par un instrument ou une partie musicale, du grave à l’aigu. Les registres distincts des gangsa, des métallophones graves et des gongs contribuent à la clarté des couches du gamelan. Voir le terme
reyong Gamelan
Rangée de petits gongs bosselés posés horizontalement sur un support. Dans le gong kebyar, quatre musiciens se partagent les gongs et combinent leurs frappes pour jouer motifs, accents et figures imbriquées. Voir le terme
rindik Gamelan
Xylophone balinais dont les lames sont faites de bambou. Frappées avec des mailloches, elles produisent un son clair et boisé, employé dans divers contextes musicaux, notamment pour accompagner la danse. Voir le terme

S

saih pitu Théorie
Expression balinaise désignant une organisation à sept tons. Elle sert à décrire des systèmes de hauteurs et des répertoires qui mobilisent les sept tons disponibles dans certains gamelans. Voir le terme
sangsih Kotekan
Partie complémentaire du polos dans un kotekan. Elle complète ou croise ses frappes selon la figure jouée, grâce à une coordination étroite entre les deux musiciens et leurs mains. Voir le terme
saron Ailleurs dans le monde
Métallophone du gamelan javanais, formé de lames de métal frappées avec une mailloche. Il joue des notes de la mélodie et peut participer à des motifs en imbal, répartis entre plusieurs instruments. Voir le terme
sekaa Gamelan
Groupe organisé de musiciens qui se réunit autour d’une pratique artistique à Bali. Une sekaa entretient son répertoire et ses instruments, et participe à la vie collective du banjar et aux cérémonies. Voir le terme
selisir Théorie
Nom d’un patutan balinais, c’est-à-dire d’une organisation modale des tons, associé à des répertoires en pelog. Il désigne une sélection de hauteurs et leurs relations dans un ensemble donné. Voir le terme
selonding Gamelan
Gamelan rituel balinais composé de lames de fer, particulièrement associé au village de Tenganan. Son accord à sept tons et son timbre métallique le distinguent des ensembles construits autour de lames de bronze. Voir le terme
semar pagulingan Gamelan
Ensemble balinais associé aux cours et à un répertoire au timbre nuancé. Il réunit notamment un trompong soliste et des métallophones ; plusieurs de ses formes utilisent un accordage à sept tons. Voir le terme
siku Ailleurs dans le monde
Flûte de Pan de l’Altiplano andin, formée de tubes de longueurs différentes. Dans les ensembles, deux rangées complémentaires sont souvent réparties entre musiciens, dont les interventions composent ensemble la mélodie. Voir le terme
slendro Théorie
Système d’accordage pentatonique présent dans plusieurs traditions musicales indonésiennes. Les hauteurs concrètes et les intervalles diffèrent selon les ensembles et ne se ramènent pas à une échelle tempérée unique. Voir le terme
subdivision Théorie
Découpage d’un cycle musical en unités plus petites, marqué par les frappes des gongs et des instruments de pulsation. Ces repères aident les musiciens à coordonner des parties qui avancent à des vitesses différentes. Voir le terme
suling Gamelan
Flûte de bambou jouée en soufflant à son extrémité. Le suling apporte des lignes mélodiques souples et peut prolonger le son au-dessus des frappes des métallophones, parfois grâce à la respiration circulaire. Voir le terme

T

transmission orale Gamelan
Apprentissage d’une musique par l’écoute, l’observation et la répétition avec d’autres musiciens. Dans le gamelan, cette transmission permet de mémoriser gestes, motifs et repères qui ne figurent pas toujours sur une partition. Voir le terme
trompong Gamelan
Rangée de gongs bosselés jouée par un musicien avec deux baguettes. Le trompong porte souvent une ligne mélodique ornée et tient le rôle de soliste dans plusieurs ensembles balinais. Voir le terme

U

ugal Gamelan
Gangsa de registre médian qui porte souvent un motif directeur dans le gong kebyar. Son musicien contribue à guider l’ensemble et signale des changements de section ou de dynamique par son jeu. Voir le terme

W

wayang kulit Gamelan
Théâtre d’ombres d’Indonésie où des silhouettes découpées sont projetées derrière un écran. À Bali, le gender wayang accompagne des représentations dont plusieurs récits sont liés aux épopées indiennes. Voir le terme